Les talibans, le groupe islamiste radical, vingt ans après avoir été poursuivi et chassé par les États-Unis et ses alliés suite au refus de livrer Oussama Ben Laden chef d’Al-Qaida après les attentats du 11 septembre, reviens au pouvoir à Kaboul, retour à la case de départ.

La prise de Kaboul n’a pas été militaire, mais politique après négociations et accord entre les américains et les talibans par l’intermédiaire de Qatar qui joue souvent ce rôle de porte-parole et représentant de l’Islam politique.

Sous prétexte que la guerre en Afghanistan a trop duré avec des dépenses astronomiques, D.Trump décida le retrait des forces américaines avec la collaboration de se allier au 1er mai 2021 après un accord conclu en février 2020 à Doha entre les États-Unis et les talibans qui stipulent un retrait progressif et des négociations de paix entre le gouvernement Afghan et le groupe radical.

Une fois au pouvoir, J. Biden trouva le plan de D. Trump inapplicable et le retrait des américains devraient être effectif en 2022 tant que les négociations de paix entre Afghans n’ont pas commencé pour aboutir à un accord final, mais sous la pression intérieure et celle des talibans qui refuse de prendre part à un sommet pour la paix avant le départ des troupes étrangères, il décida le retrait sans condition au plus tard le 11 septembre date pour les groupes Djihadistes.

Vingt ans de guerre, des milliers de morts, de blessés et de déplacés, des centaines de milliards de dollars de dépenses pour maintenir une fausse paix et en soutenant un gouvernement malade sous respiration artificielle, le 15 août 2021 et comme par magie tout s’écroule et part en cendres et fumé, retour au point de départ en 2001.

Combattre le terrorisme certes est une tâche difficile du point de vue militaire et politique aussi, ces groupes éparpiller partout au proche et Moyen-Orient et en Afrique ne constituent pas de cibles faciles étant leurs mobilités, ils n’ont pas de frontière à protéger mais un territoire à conquérir au nom du djihad.

Vu d’un autre côté ces groupes servent souvent à alimenter un conflit ou a eu créé quelque part sur le globe selon les besoins de Leurs commendataires pour modeler la sphère géopolitique.

En ce moment des milliers de Djihadiste attendent les nouvelles règles du jeu après avoir trouvé le terrain, qu’est l’Afghanistan.

Le retour des talibans sur la scène internationale comme acteur principal aura des percussions directes sur ce qui se passe en Libye, Syrie, Irak et l’Afrique

La mainmise des talibans sur un vaste territoire hostile pour toute force étrangère avec l’approbation des américains n’est guère confortable pour la Russe, l’Iran ni même la Chine.

Tout le monde va revoir ses cartes et replacer ses pions sur l’échiquier international.

La doctrine du « remodelage du Grand Moyen-Orient » est encore en phase d’expérimentation, on n’a pas encore trouvé la bonne formule.

Les talibans ont promis la liberté d’expression et le respect de droit de l’homme en instaurant un État islamique basé sur la charia et l’Occident à applaudi, sauf que quelque part en Afrique du nord un président à appliquer un article de la constitution et a gelé le parlement et a ouvert des dossiers de corruption de la classe politique et des affaires, les Occidentaux et les pays autoritaires non parlementaire se disent inquiets pour la démocratie en Tunisie.