Les conséquences d’une attitude excessivement exigeante et critique envers nos enfants sont très négatives. L’insécurité, le stress, la faible estime de soi en font partie.

L’éducation des enfants est une étape complexe. Les parents doivent leur enseigner la voie à suivre dans la vie, les directives et les outils nécessaires pour qu’ils apprennent à agir par eux-mêmes toujours avec respect, bon sens et responsabilité.

L’hypercritique et l’exigence excessive

Cela devrait être l’une de nos missions principales. Mais parfois, nous voulons que leurs agissements, leurs performances académiques et leur comportement soient parfaits. Nous n’admettons pas de fissures ou d’erreurs. Et au lieu de les laisser se tromper et apprendre de leurs erreurs, nous questionnons et critiquons leurs décisions, exigeant la quasi-perfection en tout : notes, amis, vêtements, etc.

Il y a eu de nombreuses discussions sur les soi-disant «parents toxiques» qui utilisent la manipulation, l’exigence et la maltraitance pour atteindre leurs objectifs et rester toujours être derrière leurs propres enfants. S’il est vrai qu’une critique excessive n’est pas en soi le symptôme d’un “parent toxique”, mais un défaut que nous commettons souvent, peut-être sans le savoir, rien n’est moins vraie que les conséquences de cette attitude, excessivement exigeante et critique envers nos enfants, sont également négatives.

L’insécurité, la faible estime de soi, le stress, l’anxiété, les phobies ou la dépression peuvent être certains des troubles émotionnels que nous pouvons associer à notre comportement si nous sommes des parents hypercritiques ou extrêmement exigeants.

En fait, une étude récente menée par l’American Psychological Association souligne qu’une attitude trop critique envers nos enfants peut même empêcher une amélioration des symptômes chez les mineurs souffrant de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH), une amélioration qui se produit généralement avec l’arrivée de l’adolescence.

Que faire lorsque les parents sont hypercritiques ?

  • 1. Une première étape est de ne pas perdre sa motivation. Si les parents sont extrêmement exigeants sur les résultats scolaires de leurs enfants ou déprécient leur comportement ou leur tenue vestimentaire, il faut essayer que cela n’affecte pas leur estime de soi. Bien que cela soit difficile, il faut veiller à ce que les intérêts, les goûts ou les motivations ne soient pas modifiés par la critique parentale négative. Il faut renforcer l’estime de soi et agir avec confiance, même lorsque les intérêts sont différents de ceux des parents.
  • 2. Il est intéressant d’essayer de promouvoir la communication et le dialogue, en impliquant les parents dans les problèmes qu’ils rencontrent et les difficultés qui doivent être rencontrées pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas encore assez mûrs pour certains défis ou ne sont pas formés pour les réaliser. terminé. Vous devez également parler des goûts et des motivations, et de l‘importance du respect.
  • 3. De même, il est opportun que les aspects négatifs de la critique soient soulevés, ce qu’ils font ressentir aux autres, comment ils détériorent leur estime de soi, en attirant l’attention sur la nécessité de recevoir un soutien et des félicitations pour les réalisations, et sur l’importance de souligner également les aspects positifs, pas seulement négatifs, et que l’effort est également apprécié.
  • 4. Enfin, la nécessité de faire des erreurs, d’avoir tort, doit être défendue. Et que, loin de critiquer, c’est dans ces moments qu’il est essentiel de recevoir de la compréhension de la part de ses parents et, bien sûr, de l’aide aussi.