Habituellement installé au Musikverein, le Philharmonique de Vienne se déplace et joue dans d’autres lieux exceptionnels.

Une performance exceptionnelle

La récente prestation de l’orchestre viennois à la Scala de Milan, sous la direction de Riccardo Muti, a été mémorable. Leur longue tradition de jouer dans le temple de la musique de Milan a émerveillé le public.

Daniel Froschauer, le président de l’Orchestre philharmonique de Vienne, décrit leurs représentations à La Scala comme un transfert de leur façon de jouer au Musikverein « et c’est ainsi que La Scala devient le Musikverein ».

Pour Muti, c’était comme une promenade dans le passé, puisqu’il est revenu à l’endroit où il a été directeur musical de 1986 à 2005.

Dominique Meyer, l’actuel directeur de l’opéra de la Scala, était enthousiaste à l’idée de revoir Muti à Milan et a déclaré l’avoir invité « à diriger ce concert pour une seule raison : je voulais le voir heureux dans une maison d’opéra où il avait l’habitude de travailler autant, où il a eu et produit de tels moments de gloire ».

Le romantisme allemand

Pour l’occasion, Muti a proposé un programme très allemand comprenant Mendelssohn, Schumann et Brahms.

Michael Bladerer est le directeur général de l’Orchestre philharmonique de Vienne. Il dit que dans le programme de la Scala, « il y a des moments où on a la chair de poule ».

Il mentionne un moment dans la symphonie de Schumann, la transition entre le 3e et le 4e mouvement. Pour lui, c’est « le plus romantique qui existe dans toute l’histoire de la musique ». C’est un moment de la musique qu’il attend avec impatience. L’expérimenter à la Scala a été un privilège, explique-t-il.

Il admet cependant qu’il s’attendait à ce que Muti « choisisse davantage de musique italienne, mais c’est ce qu’il a décidé et c’est tout simplement incroyable, car ce sont des morceaux de musique avec lesquels nous partageons une histoire commune ».

M. Bladerer ajoute que le Philharmonique de Vienne a créé la deuxième symphonie de Brahms en décembre 1877. C’est un morceau de musique que Froschauer décrit comme « faisant partie de notre ADN ».

« On peut aussi sentir que Brahms était incroyablement heureux à l’époque où il a écrit cette deuxième symphonie. Elle vous touche au cœur. C’est l’une des symphonies les plus parfaites », ajoute-t-il.

Une carrière illustre

Mais 2021 n’est pas seulement l’année de cette merveilleuse performance, c’est aussi une année historique pour Riccardo Muti. Il fête ses 50 ans de direction de l’Orchestre philharmonique de Vienne et son 80e anniversaire se situe également à la fin du mois de juillet.

Muti est un chef d’orchestre qui a des décennies d’expérience. Il a travaillé avec certains des musiciens et des orchestres les plus connus et les plus respectés au monde, notamment l’Orchestre philharmonique de Londres, l’Orchestre philharmonique de Berlin, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, l’Orchestre philharmonique de New York et l’Orchestre national de France.

Par Andrea Buring - Euronews
Traduit avec DeepL